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Un exercice inondation hier à Aix

Parties de l’ouest du département hier en fin d’après-midi, de fortes pluies se sont déplacées vers l’est et ont atteint le Pays d’Aix ce matin, plus particulièrement le plateau de Puyricard. La Touloubre, en crue, a submergé des routes, menacé des habitations, et même coupé l’approvisionnement en eau potable.

Tel était le scénario d’un exercice concocté par la Préfecture, visant à tester les capacités théoriques de réaction des services de la Ville, opérant avec d’autres structures, au premier rang desquelles figurait évidemment le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), mais aussi la Police nationale, la Croix-Rouge, le Comité communal feux de forêt (CCFF), etc.

Côté Mairie, dans ce genre d’exercice, sont mobilisées la plupart des directions municipales : risques majeurs bien sûr, ainsi que sécurité, mais aussi éducation, santé, solidarité, sports – pour l’ouverture éventuelle de gymnases – affaires juridiques, services techniques, téléphonie, informatique. Sans oublier la communication, chargée de donner des informations à la presse via des communiqués, et au public à travers des tweets sur le compte #aixmaville.

Le poste de commandement communal était placé sous la responsabilité de Jules Susini, adjoint à la sécurité.

Au fur et à mesure des éléments fournis par la Préfecture – tel niveau pour la Touloubre par exemple – le PC communal devait réagir. Il a d’abord été demandé aux particuliers de limiter leurs déplacements, puis de s’abstenir d’aller chercher leurs enfants dans les écoles de Puyricard ; un repas leur serait servi sur place le midi... et même le soir si la situation ne devait pas s’améliorer. Depuis l’épisode neigeux de 2009, les écoles disposent en permanence d’un nombre de repas froid couvrant les besoins des enfants scolarisés.

Sur les coups de midi, le gymnase Cournand et la salle des fêtes de Puyricard sont ouverts pour les « naufragés » de la route. Des responsables d’établissements privés, situés dans le périmètre, téléphonent, demandent que faire. Il faut leur rappeler les conseils élémentaires de prudence, à commencer par le premier : ne pas sortir. Cette injonction devient encore plus impérative lorsqu’on apprend qu’une personne qui se trouvait à l’extérieur de chez elle a été foudroyée !

Un numéro vert est mis en place. Dans le même temps, les « naufragés » en voiture sont dirigés vers le parking du Grand Saint-Jean, à l’abri des inondations. Puis un troisième centre d’hébergement est ouvert pour eux : la salle des fêtes de Coutheron.

Un établissement de santé est privé de courant. Il faut aussitôt réfléchir à lui apporter, dans l’urgence, un groupe électrogène.

Nouvelle alerte : des personnes signalent qu’une eau trouble sort de leur robinet. Il leur est conseillé de se rabattre sur de l’eau en bouteilles. A défaut, il faut faire bouillir l’eau pendant plusieurs minutes avant de la boire. La Ville recense l’eau potable dont elle dispose de façon immédiate : une trentaine de milliers de litres, ce qui permettra largement de parer à cette situation. Elle prévoit d’apporter de l’eau et des repas froids – elle peut disposer immédiatement de plus de 4 000 repas – dans les trois centres d’hébergement, ainsi que chez les particuliers qui se seront signalés. Elle prévoit même, en cas de besoin, de recourir à des stations portables de potabilisation.

En début d’après-midi, la Préfecture signale que la décrue s’amorce. L’inondation aura concerné, fictivement, quelque 3 000 personnes, et aura eu un impact direct sur un millier d’entre elles, auxquelles se sont ajoutés un nombre de naufragés de la route estimé à 500 personnes.

(communiqué ville d'Aix)

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