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Dopage: le lanceur d'alerte Rodtchenkov est "sous contrôle" des USA, accuse Poutine

Le lanceur d'alerte Grigori Rodtchenkov, à l'origine des révélations sur le dopage organisé en Russie, est "sous contrôle des services spéciaux américains", a accusé jeudi Vladimir Poutine.

"Il se trouve sous le contrôle et sous la protection du FBI. Pour nous, ce n'est pas un plus: cela veut dire qu'il travaille sous le contrôle des services spéciaux américains", a accusé, lors de sa conférence de presse annuelle, M. Poutine au sujet de l'ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou.

"Qu'est-ce qu'ils lui font? Quelles substances lui donnent-ils pour qu'il dise tout ce qu'il faut dire?", a-t-il ajouté.

La Russie a été exclue la semaine dernière par le CIO des jeux Olympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang pour dopage institutionnalisé.

Grigori Rodtchenkov s'est réfugié aux Etats-Unis début 2016 en disant craindre pour sa vie après la mort subite de deux responsables de l'agence russe antidopage (Rusada), au début du scandale de dopage touchant la Russie.

Il a depuis lancé d'autres révélations et bénéficie du régime de protection des témoins du FBI.

- Defendre devant les tribunaux -

M. Poutine a assuré que la Russie "va coopérer" avec l'Agence mondiale antidopage (AMA) et le Comité international olympique (CIO), "en corrigeant les problèmes que nous avons, mais aussi en défendant les intérêts de nos sportifs devant les tribunaux civils".

"Je sais que plusieurs responsables sportifs internationaux ne le veulent pas. Mais qu'est-ce qu'il nous reste à faire ? Nous serons obligés d'aider nos sportifs à défendre leur honneur et leur dignité devant les tribunaux", a-t-il souligné.

Les 25 sportifs russes suspendus par le CIO pour dopage aux JO-2014 de Sotchi ont annoncé leur intention de faire appel devant le TAS. S'ils sont déboutés, ils peuvent faire appel devant le Tribunal fédéral suisse, qui ne juge l'affaire que sur la forme, et en dernier recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Le CIO a décidé le 5 décembre d'exclure la Russie des JO-2018 de Pyeongchang, du 9 au 25 février, n'autorisant que les sportifs russes jugés "propres" à participer sous de strictes conditions et sous la bannière olympique, Moscou étant accusé d'avoir mis en place un système de dopage institutionnalisé.

La Russie a toujours rejeté avec véhémence ces accusations, tout en reconnaissant des cas de dopage de certains sportifs.

"Il est évident pour nous" que ce scandale est lié à l'approche de l'élection présidentielle russe prévue en mars 2018, a assuré M. Poutine, qui a annoncé son intention de briguer un quatrième mandat lors de ce scrutin.

"Quoi qu'on dise, je sais que c'est comme ça", a-t-il insisté.

"Nous sommes aussi coupables. Il y a eu chez nous des cas de dopage avéré", a reconnu le président russe avant d'ajouter: "Mais il faut dire que dans les autres pays, cela existe aussi. Seulement là-bas, cela ne suscite pas une telle agitation".

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