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Open d'Australie: pas de remake de 2008 pour Tsonga

Pour les dix ans de la dernière finale d'un Français en Grand Chelem, Jo-Wilfried Tsonga rêvait de refaire le coup de 2008, mais son parcours à l'Open d'Australie s'est arrêté vendredi dès le troisième tour contre l'un de ses fans à l'époque, l'Australien Nick Kyrgios.

. Battu par son plus grand fan

"Gagner contre Jo, c'est un rêve qui devient réalité", a dit Kyrgios, qui avait été inspiré par les exploits du Manceau lorsqu'il avait 13 ans.

Ce match entre grands serveurs (28 aces chacun) s'est joué à peu de choses. Plutôt dominateur dans l'échange, le Français peut seulement se reprocher de ne pas avoir sorti les quelques coups qui auraient fait la différence dans les trois tie-breaks perdus 7-6 (7/5), 4-6, 7-6 (8/6), 7-6 (7/5).

"Ce n'est pas loin d'être un match complet, mais il manque le principal, les moments importants. J'ai été un peu timide, j'ai parfois fait de mauvais choix", a-t-il dit.

Tsonga s'est emporté à la fin du troisième set contre un spectateur qui l'importunait. "Entre mes deux services, sur la balle de set, il me disait: +tu la sens la pression?+ C'est pas cool. Je lui ai dit de descendre pour voir s'il sentirait la pression en venant à côté de moi", a-t-il raconté.

. Cornet a eu trop chaud

"On n'est pas des robots", a lancé Alizé Cornet, passée "près du malaise" dans la canicule de Melbourne lors de sa défaite face à la Belge Élise Mertens 7-5, 6-4.

Alors que la température atteignait 40 degrés, Cornet a été obligée de s'allonger sur le court au début du deuxième set, puis de demander un temps mort médical alors que le score était de 7-5, 2-1 pour sa rivale.

"C'est le coup de chaud typique. J'ai commencé à me sentir très mal, à avoir la tête qui tourne et des frissons partout dans le corps. Je sentais que si je continuais sur le même rythme j'avais de grandes chances de faire un vrai malaise. J'ai tout de suite appelé les kinés et grâce à leurs soins j'ai pu me sentir un peu mieux et finir le match", a raconté la Niçoise, qui réclame un changement du règlement.

. Nadal continue sa promenade

Rafael Nadal avait l'avantage de jouer le soir, mais il s'est montré solidaire. "Ce n'est pas joli de voir les autres souffrir comme ça", a-t-il dit. Rien n'aurait pu l'empêcher de toute façon de démolir le Bosnien Damir Dzumhur (30e mondial) 6-1, 6-3, 6-1. L'Espagnol, N.1 mondial et finaliste sortant, n'a perdu que 21 jeux au total lors de ses trois premiers matches. Nadal a été particulièrement rigoureux, ne commettant que 18 fautes directes pendant tout le match.

. Dimitrov souffre encore

Laborieux au tour précédent, le Bulgare Grigor Dimitrov a encore souffert pour se hisser en huitièmes de finale aux dépens du Russe Andrey Rublev, 20 ans, battu en quatre sets serrés 6-3, 4-6, 6-4, 6-4. Le vainqueur du dernier Masters, N.3 mondial, a pris sa revanche sur ce grand espoir du circuit, 32e mondial, qui l'avait éliminé à l'US Open en septembre. "Ce sont les matches les plus importants, quand je trouve les solutions alors que ça ne va pas très bien. Physiquement, ça va, la chaleur ne m'a pas gêné, c'est bon signe", a-t-il dit.

. Une leçon de tennis à l’œil

L'Ukrainienne Elina Svitolina, 4e mondiale, a mis fin au beau parcours de sa jeune compatriote Marta Kostyuk, âgée de 15 ans, en deux sets 6-2, 6-2. Kostyuk s'était sortie des qualifications puis avait gagné deux matches dans le grand tableau pour devenir la plus jeune joueuse au troisième tour depuis Martina Hingis en 1996. "Combien coûte une leçon de tennis d'une heure avec Svitolina? Moi j'en ai eu une gratuite!", a plaisanté la jeune fille après son match perdu en 59 minutes.

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