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Avec Maradona, Del Piero et Trézéguet, le match "pour la paix" de François

Maradona, Buffon, Baggio contre Zanetti, Del Piero, Trézéguet... Le "match interreligieux pour la paix" voulu par le pape François pour dépasser les discriminations religieuses et culturelles au Stadio Olimpico aura parfaitement respecté ces consignes.

"Personne ne doit jouer sa propre partie", avait demandé aux joueurs le pape, du Vatican, dans un message vidéo, avant le début de la partie.

Dans un stade où régnait une réelle ferveur, mais seulement à moitié plein, les joueurs ont fraternisé et semblaient particulièrement détendus, même si le jeu manquait parfois de vigueur.

Le match s'est achevé sur un six-trois, l'équipe de Maradona, Roberto Baggio, Gianluigi Buffon ayant été battue par celle d'Alessandro Del Piero, David Trézéguet et Javier Zanetti.

Le trophée, un olivier en métal argenté, a été remis aux gagnants.

Pour clore la soirée, des joueurs ont lu dans huit langues un court manifeste pour la paix.

"Nous avons besoin de la paix, et cela est vrai dans le monde entier", a commenté le "Pibe de Oro", Maradona, qui, infatigable à 53 ans, aura joué tout au long des deux mi-temps et a été la star de la soirée.

Le pape n'avait pas prévu de suivre la partie, ne regardant pas la télévision. "Je vous demande pardon si je parle espagnol, mais c'est la langue de mon coeur", avait déclaré dans son court message vidéo le pontife âgé de 77 ans, ancien supporteur du club San Lorenzo de Buenos Aires.

La soirée était retransmise en mondiovision par la chaîne publique de télévision italienne RAI.

La chanteuse argentine Tini Stoessel, surnommée "Violetta", avait interprété "Imagine" de John Lennon. Puis, des représentants de toutes les religions avaient planté dans un grand pot blanc un olivier, symbole de la paix, comme l'avait recommandé François, avant les embrassades chaleureuses entre les joueurs et le coup de sifflet.

Au total, une cinquantaine de joueurs de différentes religions étaient présents dans le stade, dont une dizaine d'anciens joueurs comme Maradona.

Dans l'après-midi, le pape avait exalté devant eux au Vatican "une culture de la rencontre" et des "valeurs universelles", transcendant religions et différences et qui se retrouvent dans le foot.

Jorge Bergoglio avait énoncé ses vertus : "la loyauté, le partage, l'accueil, le dialogue, la confiance en l'autre".

Sans faire allusion aux nombreux conflits armés parfois dus à des rivalités religieuses, François avait souligné la possibilité pour les croyants de "conserver leur identité" dans le sport. "La religion doit être vecteur de paix, non de haine", avait-il insisté.

La grande majorité des présents étaient catholiques. Mais des joueurs de religion ou d'origine musulmane, juive, bouddhiste ou hindoue avaient également fait le déplacement. Certains joueurs, dont la présence était jugée probable n'étaient pas là, comme Zidane.

Le pape avait salué ces célébrités une à une, puis avait volontiers posé au milieu d'elles, un ballon dans les mains.

- Maradona star autant que le pape -

Diego Maradona, arrivé au Vatican le visage caché par des lunettes noires en compagnie d'une trentaine de personnes le serrant de près, avait offert à son compatriote un maillot aux couleurs de l'Argentine et l'avait embrassé.

Le match a été organisé par un autre Argentin, Javier Zanetti, fervent catholique et promoteur de cette idée née à l'occasion d'une rencontre avec avec François en 2013.

Les joueurs avaient dû "souscrire un manifeste" par lequel ils adhéraient aux valeurs de paix, de tolérance religieuse et de dialogue.

La présence de joueurs israéliens a cependant provoqué le forfait de l'Egyptien Abou Treika, qui a refusé de jouer avec des "sionistes".

Le nouveau sélectionneur de l'équipe d'Argentine Gerardo "Tata" Martino et l'entraîneur d'Arsenal Arsene Wenger avaient sélectionné les deux équipes, "Scholas" et "Pupi".

Les fonds recueillis iront à un projet cher au pape à Buenos Aires, "Un'Alternativa di vita" qui soutient des enfants défavorisés.

Le match a eu de nombreux parraineurs, comme Fiat et Pirelli. Des "SMS solidaires", dont les numéros étaient affichés partout sur le stade, permettaient aux particuliers de verser un, deux ou cinq euros à l'initiative caritative.

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