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Pollution: 3e jour de circulation alternée en région parisienne

La circulation alternée sera reconduite vendredi dans la région parisienne et mise en place à Lyon, une première en province, en réponse à la tenace pollution aux particules fines qui a conduit jeudi Ségolène Royal à promettre de nouvelles mesures en faveur des transports propres.

Pour la quatrième journée consécutive, malgré un léger mieux attendu au niveau des concentrations de polluants grâce à une météo un peu plus favorable, la circulation alternée sera en vigueur à Paris et dans 22 communes de la petite couronne: une durée exceptionnelle à la mesure d'un pic de pollution hivernal inédit depuis dix ans.

Seuls les véhicules dont le numéro sur la plaque d'immatriculation est impair pourront donc circuler, ainsi que ceux qui font du covoiturage ou bénéficient d'une des nombreuses dérogations, a précisé Marc Meunier, secrétaire général de la zone de défense et de sécurité de Paris, en renouvelant son appel "au civisme".

Pour encourager les automobilistes à privilégier les transports en commun, ils seront de nouveau gratuits.

A Lyon, la préfecture a également maintenu la mise en place vendredi de la circulation alternée, pour la première fois hors de la région parisienne malgré, là aussi, le léger mieux attendu sur le front de la pollution.

La circulation alternée, une mesure à l'efficacité souvent contestée, semble toutefois toujours peiner à s'imposer: le cumul de bouchons a atteint un niveau jugé "exceptionnel" jeudi matin par la Direction des routes d'Ile-de-France, qui a recensé un pic de 415 kilomètres d'embouteillage, contre un peu plus de 300 habituellement.

Mardi, au premier jour de circulation alternée, le trafic n'avait été réduit que de de 5 à 10% par rapport à une journée habituelle et son impact avait été faible sur la pollution, selon Airparif, l'organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air en région parisienne.

Pour de nombreux automobilistes interrogés par l'AFP, la circulation alternée, "ça ne sert à rien".

- 'Tendance à l'amélioration' -

"J'allais pas acheter une autre voiture pour travailler aujourd'hui!" a lancé Jug, un entrepreneur de 31 ans, en attendant sa contravention de 22 euros au volant de sa camionnette immatriculée en impair.

Outre la région parisienne, la pollution est restée forte jeudi dans celles de Lyon et de Grenoble, les zones urbaines des pays de Savoie, la vallée du Rhône, la Seine-Maritime, l'Aube, l'Eure.

Les vitesses maximales autorisées sont abaissées dans la région Hauts-de-France jusqu'à vendredi 06H00.

En Franche-Comté, la vitesse maximale autorisée était réduite jeudi et vendredi pour tous les véhicules sur le tronçon de l’autoroute A36 traversant l’aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.

Le "léger mieux" attendu vendredi sur le front de la pollution en Ile-de-France, avec "une petite tendance à l'amélioration pour le week-end", s'explique par "une petite levée de vent", indique Airparif.

Ségolène Royal, discrète jusqu'ici sur le sujet, a annoncé qu'elle proposerait plusieurs mesures en faveur des transports propres au Conseil des ministres, samedi.

La ministre de l'Environnement va proposer que "les élus et les préfets puissent rendre obligatoires les certificats de qualité de l'air (vignettes de couleurs, NDLR) dans les zones à pics de pollution réguliers". Une telle vignette va déjà être obligatoire à Paris à partir du 16 janvier.

Mme Royal souhaite aussi que le bonus pour l'achat d'un véhicule électrique accordé aux particuliers soit étendu aux véhicules utilitaires et que le crédit d'impôt pour l'installation de bornes de recharge électrique pour les particuliers soit augmenté.

De son côté, le ministère de la Santé a indiqué faire réaliser "une surveillance des effets sur la santé" au niveau national et régional et demandé aux établissements de santé de "se préparer à répondre à un éventuel afflux de patients dans les zones concernées".

La pollution de l'air est à l'origine de 48.000 décès prématurés en France, selon l'agence Santé publique France, et coûte au pays plus de 100 milliards d'euros par an, selon un rapport sénatorial.

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