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Mort d'un parachutiste des forces spéciales françaises "tué au combat"

Un parachutiste des Forces spéciales françaises a été "tué au combat" dans la zone syro-irakienne, a annoncé samedi l'Elysée, une première depuis le lancement il y a trois ans de l'opération Chammal de lutte contre le jihadisme au Moyen Orient.

Ce soldat, un adjudant du 13ème régiment de Dragons parachutistes, conseillait des forces locales luttant contre le groupe Etat islamique (EI), quand il a été victime d'un tir sur la position qu'il occupait, sans participer directement aux combats, a précisé à l'AFP le colonel Patrick Steiger, porte-parole de l'Etat-major des armées.

Dans un communiqué, le président de la République a "salué le sacrifice" de cet "adjudant du 13ème régiment de dragons parachitistes, tué dans l'accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays, la protection de nos concitoyens et la lutte contre la barbarie".

Le colonel Steiger a précisé que l'adjudant faisait partie "d'une mission de conseil et d'accompagnement d'une force locale alliée, en lutte contre Daech" (acronyme arabe du groupe Etat islamique), dans un lieu qu'il a refusé de préciser, "afin de ne pas le révéler à l'ennemi".

Dans la matinée de samedi, les affrontements entre cette force locale et les jihadistes de l'EI se sont intensifiés, a ajouté le colonel, "avec le recours à des armes de tout calibre: mitrailleuses, mortiers, missiles. La position dans laquelle notre soldat, qui ne participait pas directement aux combats, a été prise pour cible et l'adjudant a été mortellement blessé".

- Mille frappes aériennes -

Dans un communiqué publié dans la soirée, la ministre des Armées Florence Parly a exprimé "son émotion et sa tristesse".

"La Patrie perd un de ses enfants, la France un de ses soldats", a-t-elle déclaré. "Cet adjudant est mort pour la France, dans un combat qu'il menait pour nous tous, au nom de la liberté et de nos valeurs. Ce combat, le plus important de tous, continue plus que jamais".

Emmanuel Macron a également exprimé "sa confiance et sa fierté aux militaire français qui combattent avec courage et abnégation les groupes terroristes au Levant comme au Sahel".

L'opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014 par une série de raids aériens sur des positions de l'EI dans le Nord de l'Irak, est essentiellement aérienne, avec l'engagement de huit chasseurs-bombardiers Rafale basés en Jordanie et six autres aux Emirats arabes unis (EAU). Elle comprend également un volet terrestre, avec l'engagement de canons Ceasar (camions équipés d'un système d'artillerie) près de Mossoul.

Des membres des Forces spéciales sont également engagés, avec des rôles de conseillers, de formateurs et de contrôleurs aériens auprès des forces arabes anti-Daech, notamment les milices kurdes. Comme de coutume lorsqu'il s'agit des Forces spéciales, par nature discrètes voire secrètes, l'Etat-major limite la communication à un strict minimum.

Une source militaire française a estimé que l'opération Chammal, au cours de laquelle plus d'un millier de frappes aériennes ont été menées durant les trois dernières années, a permis d'éliminer entre 2.500 et 3.000 combattants de l'EI, essentiellement lors des batailles pour la reprise des villes de Mossoul (Irak) et Raqa (Syrie).

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