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Georges Tron aux assises: "la réflexologie est devenue un outil pour me nuire"

"La réflexologie est devenue un outil pour me nuire", a affirmé mardi l'ancien secrétaire d'Etat Georges Tron, lors du premier jour de son procès aux assises devant lesquelles il est accusé de viols en réunion.

L'élu LR, qui dirige toujours la mairie de Draveil (Essonne), est accusé par deux anciennes employées municipales de viols et agressions sexuelles avec la complicité de son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel. Tous deux clament leur innocence.

Le scandale avait éclaté en mai 2011 dans le sillage de l'arrestation à New York de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, mettant soudain en lumière sa passion pour la réflexologie plantaire.

"La réflexologie est devenue un outil pour me nuire", a soutenu l'élu LR de 60 ans au cours de l'interrogatoire sur sa personnalité.

S'exprimant d'une voix claire et posée, il a expliqué que la pratique de la réflexologie était pour lui une activité "parapublique" dans la mesure où il était membre fondateur de l'Association pour l'alternative en médecine (APAM).

"Je ne pensais pas une seconde que ça pouvait poser problème", a-t-il ajouté, concédant une "forme d'imprudence".

Les plaignantes ont affirmé que les séances de réflexologie plantaire étaient le prélude des violences sexuelles qu'elles disent avoir subies.

Georges Tron est aussi revenu sur sa démission de secrétaire d'Etat à la Fonction publique le 29 mai 2011: "J'ai considéré que même si je récusais évidemment les faits, je ne pouvais pas devenir un poids pour le gouvernement."

Pourquoi ne pas démissionner également de son mandat de maire ? Georges Tron met en avant le "soutien" de son équipe municipale et le fait qu'il ne souhaitait "pas faire un tel cadeau" à ses opposants, les jumeaux Jacques et Philippe Olivier, ce dernier étant le beau-frère de la présidente du Front national Marine Le Pen.

Georges Tron estime qu'ils sont derrière le "complot" qui l'a mené devant la justice.

"Ma famille, mes amis, mes adjoints et mes administrés ont été en bloc avec et derrière moi. J'ai finalement tenu plutôt bien face à ce que je ne souhaite à personne", a-t-il également déclaré.

Le procès devant les assises de Seine-Saint-Denis doit se tenir jusqu'au 22 décembre.

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