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Kiev et l'OSCE espèrent signer un cessez-le-feu avec les séparatistes de l'Est à Minsk

Kiev et l'OSCE espéraient signer samedi à Minsk un accord "contraignant" de cessez-le-feu avec les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine en proie à des violences meurtrières alors que les rebelles ont menacé d'élargir leur offensive en cas d'échec de pourparlers.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui participe de même que la Russie aux pourparlers de paix a déclaré qu'un "document contraignant sur un cessez-le-feu immédiat et le retrait des armes lourdes de la ligne de contact" devrait être signé samedi dans la capitale bélarusse où avaient été conclu les accords de paix de base pour l'est de l'Ukraine en septembre.

"Ce document contient une série de mesures concrètes en vue d'une désescalade", a souligné l'OSCE dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.

L'ex-président Léonid Koutchma qui représente l'Ukraine dans ces pourparlers a lui aussi dit espérer vendredi que les pourparlers auraient lieu samedi à Minsk et qu'une nouvelle trêve y serait conclue.

Les émissaires des républiques séparatistes de Donetsk et de Lougansk ont indiqué aux agences de presse russes qu'ils étaient "prêts" à se rendre à Minsk samedi.

Aucune information n'était cependant disponible samedi matin sur l'heure de la rencontre à Minsk.

La veille, les deux émissaires rebelles avaient affirmé que les pourparlers avec Kiev, qui devaient se tenir vendredi à Minsk avaient été "annulés" et ont menacé dans une déclaration conjointe de la poursuite de l'offensive rebelle "jusqu'à la libération totale des régions de Donetsk et de Lougansk", dont une grande partie est toujours contrôlée par le gouvernement de Kiev.

Cette escalade verbale intervient sur fond d'une nette dégradation de la situation sur le terrain où au moins 24 personnes ont péri la veille dans des combats et bombardements.

A Donetsk, capitale régionale et bastion des séparatistes, les bombardements au lance-roquettes multiples Grad ont duré jusque tard vendredi soir, selon un journaliste de l'AFP sur place.

L'armée ukrainienne a fait état samedi matin de combats qui se poursuivaient autour de la localité de Vougleguirsk dont la prise par les séparatistes signifierait un encerclement quasi-total du noeud stratégique de Debaltseve.

Cette ville qui relie les capitales régionales de Donetsk et de Lougansk est le théâtre depuis plusieurs jours de combats acharnés.

Plusieurs médias ukrainiens comparent d'ores et déjà la bataille de Debaltseve à la tragédie d'Ilovaïsk, où des troupes ukrainiennes se sont fait encercler par les rebelles et où plus de 100 militaires ont été tués.

Selon le chef de la police régionale Viatcheslav Abroskine, Debaltseve et Vougleguirsk sont "privées d'électricité, d'eau, de chauffage et de communications" et il est donc impossible d'évaluer actuellement le nombre des victimes.

- Efforts diplomatiques -

Sur le front diplomatique, l'Ukraine va recevoir le 5 février le secrétaire d'Etat américain John Kerry qui apportera à Kiev "un soutien sans failles" dans le conflit dans l'Est avant de se rendre à Munich pour la conférence sur la sécurité où il devrait rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov.

Son dernier déplacement en Ukraine date du 4 mars 2014, peu après la chute du régime prorusse et avant l'annexion de la Crimée par la Russie.

L'Union européenne a accru de son côté cette semaine sa pression sur la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne, en prolongeant de six mois les sanctions ciblées adoptées en mars contre des personnalités séparatistes prorusses et russes, et en élargissant la liste noire déjà longue de 132 personnes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE.

Accusée d'armer la rébellion prorusse dans l'est de l'Ukraine et d'y avoir déployé des troupes, la Russie dément toute implication dans le conflit qui a fait plus de 5.000 morts en neuf mois et se pose en médiateur.

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