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Bygmalion: trois ex-cadres de l'UMP, dont Eric Cesari, en garde à vue

Trois anciens cadres de l'UMP, dont l'ancien directeur général Eric Cesari, ont été placés jeudi matin en garde à vue dans l'enquête sur un système de fausses factures pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Eric Cesari, que l'on surnommait "l'œil de Sarkozy" à l'UMP, l'ex-directrice des affaires financières du parti Fabienne Liadze et son ancien directeur de la communication Pierre Chassat "ont été interpellés à leurs domiciles ce matin" et placés en garde à vue à l'office anticorruption à Nanterre, selon cette source.

Eric Cesari et Fabienne Liadze ont tous les deux été mis en cause par Jérôme Lavrilleux, bras droit de Jean-François Copé à l'UMP et directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy. Selon lui, ils avaient participé, fin mai-début juin, à une réunion à l'UMP pour décider de la mise en place du système de fausses factures.

L'UMP a engagé mi-juillet une procédure de licenciement pour "faute grave" contre Fabienne Liadzé et Eric Césari.

Mercredi, trois anciens dirigeants de Bygmalion, société prestataire des meetings de Nicolas Sarkozy, ont été mis en examen pour faux et usage de faux ou complicité après 48 heures de garde à vue.

Devant le juge d'instruction, l'un des cofondateurs de Bygmalion Guy Alvès a confirmé sa participation à une vaste fraude permettant de maquiller le compte de campagne de Nicolas Sarkozy. "Un dispositif (...) aux termes duquel l'UMP prenait en charge de façon irrégulière des frais de campagne de Nicolas Sarkozy", a déclaré son avocat, Me Patrick Maisonneuve.

Les magistrats et les policiers enquêtent sur ce système de fausses factures qui devait permettre au budget de la campagne de Nicolas Sarkozy de ne pas exploser le plafond autorisé, fixé à 22,5 millions d'euros.

Pour cela, Event and Cie, la filiale événementielle de Bygmalion, avait facturé de nombreuses dépenses à l'UMP et non à la campagne Sarkozy, via des conventions fictives du parti, facturées environ 300.000 euros. Selon une évaluation figurant au dossier, pas moins de 18,5 millions d'euros auraient ainsi été éludés du compte de campagne, a indiqué une source proche du dossier.

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