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Marignane : la révolution du centre-ville

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Toutes les explications dans l'interview d'Eric Le Dissès, maire de Marignane
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La réaction des riverains
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La rénovation et requalification du centre-ville : c'était l'un des principaux vœux annoncés par le maire à sa population en début d'année. Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, Eric Le Dissès a décidé de l'exaucer lui-même.

L'époque est à la conservation de l'ancien surtout dans le centre-ville : à Marignane, c'est l'inverse, les vieux bâtiments passent à la moulinette. Et il s'avère que ces démolitions ravissent une grande partie des habitants. Surtout les riverains qui n'en pouvaient plus de l'insalubrité des bâtisses en question, des petits trafics qui s'y déroulaient et de l'insécurité qui en découlait, et ce au cœur même de la commune et à quelques centaines de mètres de l'Hôtel de ville. 
Même si les anciens ont la nostalgie de ces lieux chargés de petites histoires, ils n'éprouvent en revanche aucun regret quant à leur disparition, la physionomie actuelle n'ayant  plus guère de ressemblances avec leurs souvenirs et l'endroit n'attirant désormais ni les acheteurs, ni les investisseurs, ni même les passants !
L'expression qui revient le plus souvent dans la bouche des habitants, c'est ''aération'', celle qui devrait transparaître à la fin du chantier, quand la colline de gravats dégagés par les bulldozers - et qui sépare encore la rue Charles Esmieu de l'avenue Jean Jaurès prolongée - laissera place, au pied de l'église Saint-Nicolas - à une aire consacrée à la verdure et aux loisirs. 
Ces travaux de démolition - qui ne concernent pour l'instant qu'un pâté de maisons - devraient se poursuivre de la rue de l'église donc jusqu'à la place Camille Desmoulins de l'autre côté, ne préservant évidemment que les bâtisses construites récemment. Un immeuble pose encore problème, celui situé juste à côté de l'actuel chantier et dont la démolition nécessite l'aval de l'architecte des bâtiments de France afin de permettre la poursuite du projet.
Parmi ceux qui se réjouissent de ce chantier, il y a Burhan, le patron du bien nommé "Au petit bonheur", un excellent restaurant de spécialités kurdes qui jouit d'une clientèle fidèle et variée en dépit d'un environnement peu esthétique, c'est le moins qu'on puisse dire. En France depuis 1989, Marignanais depuis 1993 et installé avenue Jaurès prolongée depuis 2004, le restaurateur est ravi que l'étroite voie Jean Jaurès soit élargie et embellie et rassuré que le futur poste de police municipale - qui devrait être créé courant 2019 à deux pas de là, place Camille Desmoulins -  achève de sécuriser une zone que les passants... passaient leur temps à éviter.

En vidéo, les explications du maire de la commune Eric Le Dissès, la réaction de Burhan Kilicalp, restaurateur ravi et les témoignages de quelques anciens Marignanais

(images et interviews : Michel Montagne / Maritima Médias)

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