L'Open 13 fête un anniversaire : sa vingtième édition.
Comme d'habitude, le choix des joueurs a été très étudié, il y aura six joueurs du "Top 15".L'Open 13 fête un anniversaire, tout en préparant le prochain. Si cette année est la vingtième édition, l'année 2013 sera l'anniversaire des 20 ans. Un décalage qui n'est pas pour déplaire à Jean-François Caujolle, le directeur du Tournoi: "L'effort que l'on fait cette année, on le fera pour les 20 ans aussi et tout ce que l'on prépare cette année va servir pour les 20 ans"
Le directeur se félicite : "On a toujours été à la pointe technologique. On a été le premier tournoi ATP 250 et ATP 500 à proposer le "hawk eye", le système d'arbitrage électronique. L'Open 13 a servi de base ou de laboratoire pour beaucoup de systèmes qui ont été mis en place dans les tournois du Grand Chelem. Cette année, Marseille a investi un système d'éclairage qui va nous permettre de faire un show plus intéressant".
Autre nouveauté, pour la première fois, Daily Motion diffusera quotidiennement une émission en direct de l'Open 13.
Cette année encore, l'effort était concentré sur le meilleur casting possible dans la limite d'un certain budget. L'Open 13 a une politique tournée essentiellement sur les joueurs. "Près de 50% de nos investissements vont sur les joueurs contre 13% pour un tournoi du Grand Chelem et 25% pour un tournoi ATP 1000. La moyenne se situe entre 30 et 35%", explique Jean-François Caujolle.
"Comme toujours, on essaie d'avoir les Français, Jo était la priorité. On a un contrat avec lui jusqu'à la fin de sa carrière. Il est à l'image du tournoi, c'est quelqu'un qui a des qualités de pugnacité, d'humilité, d'échange avec le public, de passion. Il souhaite s'investir de plus en plus dans le tournoi".
Parmi les nouvelles têtes : Juan Martin Del Potro, élu en Argentine plus grand sportif de l'année devant Léo Messi, Mardy Fish, numéro un américain, Janko Tipsarevic, numéro neuf mondial et Alexandre Dolgopolov, joueur ukrainien, habitué du top 20, "celui qui produit le tennis le plus inattendu du circuit", selon Jean-François Caujolle. Robin Soderling, vainqueur de la précédente édition, sort d'une mononucléose, doit confirmer sa présence mais espère vivement faire son retour à la compétition à Marseille.
Et puis il y a un joueur français cher au coeur du directeur du tournoi. "Je pense que c'est le plus doué de sa génération et certainement le plus doué du circuit international" : Richard Gasquet, "Je crois que sur ce type de tournoi, c'est à dire sur des surfaces relativement rapides où ça se joue sur deux trois coups, c'est un joueur qui peut battre n'importe qui."
Gasquet était absent du tournoi l'année dernière, une déception pour Jean-François Caujolle qui se consolera vite cette année. Autres joueurs français de qualité : Mickaël Llodra, Nicolas Mahut ou Arnaud Clément.
Dans les trois "wild card", (invitation pour un joueur qui, de par son classement, ne peut pas entrer directement dans le tableau) l'une va d'office à Arnaud Clément qui a permis au début des années 2000 à faire éclater le tournoi notamment lors de finale et demi-finale avec Sébastien Grosjean.
"Arnaud fait parti des icônes du tournoi. C'est un juste retour des choses que de lui permettre de participer au tournoi", précise Jean-François Caujolle.
Le directeur avait évoqué, l'année dernière, la possibilité de faire venir Federer. Une ambition qui s'est révélée difficilement réalisable financièrement, "C'est l'économie du tournoi qui est mise en jeu.
Il faut avoir à un moment donné l'humilité de dire qu'on peut pas se permettre de se payer des joueurs de ce calibre mais on essaie toutes les pistes".
Au sujet de la construction d'un stade plus grand pour faire "grandir le tournoi". "Le Palais des Sports est vieillissant", admet Maurice Dinocera, conseiller municipal, délégué aux grands évènements, "Il faudrait que Marseille se dote d'un équipement de grande valeur qui permettrait d'accueillir la Coupe Davis. Je le verrai très bien du côté d'Euroméditerrannée. Je pense qu'on le lancera dans une prochaine mandature".
Jean-François Caujolle s'enthousiasme : "Il est clair que si on avait un stade de 8000 ou 10000 places, quand je parle du projet Federer, il n'y aurait même pas d'hésitation parce que je sais que les 8000 ou 10000 places, le jour où Federer viendrait jouer, ce serait complet!"