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Carry. Le soleil sourit enfin aux amateurs d'oursins !

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L'interview de Jean-Paul Varo, pêcheur et producteur sur le bassin de Thau.
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L'interview d'Olivier Trubert, pêcheur d'oursins sur la Côte Bleue.
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Après un premier week-end plombé par le mauvais temps, les Oursinades sont enfin lancées comme il se doit à Carry aujourd'hui. Des milliers de personnes venus de la France entière sont attendues sur le port pour déguster le fameux échinide.
"On nous a dit de venir tôt", lance un groupe de Monégasques. Il n'est même pas 10h ce matin qu'ils ont déjà tous englouti une douzaine d'oursins, copieusement arrosée de vin blanc sec. Les tables sont aussi pleines que les invertébrés vendus dans les stands, que ce soit pour un apéro légèrement en avance, ou un petit-déjeuner un peu en retard. Heureusement, ils ont une bonne excuse : "il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde". Ça c'est sûr, à l'allure où les assiettes se vendent, il faudrait que l'on puisse les fabriquer à la chaîne pour satisfaire tous les gourmands, ce qui est évidemment loin d'être le cas. "Comme il y a très peu de production, elle est automatiquement vendue", explique Olivier Trubert, pêcheur sur la Côte Bleue. "Très peu d'écaillers ou de restaurateurs ont le privilège de proposer de l'oursin de Carry. La ressource avait pas mal diminuée ces dernières années, c'est en train de revenir timidement, donc il faut continuer à pêcher en restant prudent". N'en déplaise à ceux qui devront se contenter d'huîtres, de moules, ou de la pléiade d'autres spécialités de la mer vendues sur le port faute de quantité disponible, sans les quotas de prélèvement imposés, plus personne ne pourrait goûter le moindre oursin. Et ne croyez pas non plus que vous retrouverai l'équivalent à Paris ou ailleurs, les plus répandus viennent de Galice, en Espagne, et n'ont pas la même saveur. "Ce n'est pas du tout le même goût que ceux de Méditerranée", confirme Jean-Paul Varo, pêcheur sur le bassin de Thau. "Ils sont plus chers, ils sont pleins c'est vrai, et les restaurateurs préfèrent prendre ça car ils sont sûr d'avoir un produit plein, mais sans surprise". Cette surprise, c'est sans doute ce petit côté sucré qui fait la différence, et séduit tant sur les étals des Oursinades. Lorsqu'en plus on vous accueille avec le sourire et notre bel accent plein de soleil, aucun touriste ne peut y résister. Bon appétit à tous !

En vidéo, regardez les interviews d'Olivier Trubert et de Jean-Paul Varo, pêcheurs d'oursins, respectivement à Carry et à Sète.
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