Le SNU-ipp-FSU appelait à participer au rassemblement départemental initié par le second degré. Et devant le rectorat d'Aix-en-Provence, environ 80 professeurs, CPE d'Aix et du Pays d'Aix étaient là pour s'opposer au projet de réforme et au budget 2012. 14h30. Rectorat d'Aix-en-Provence.En ce jour de grève nationale, 80 personnes du corps enseignant d'Aix et du Pays d'Aix sont venus manifester devant le rectorat d'Aix-en-Provence malgré la neige. Ils sont venu exprimer "leur mécontentement concernant les suppressions de postes prévus pour la rentrée 2012". Les différents syndicats étaient également présents pour demander "le retrait pur et simple du projet sur l'évaluation" prévu par le Ministre de l' Education Nationale Luc Chatel. Comme l'explique Patrick Béziade, secrétaire académique du Syndicat Force Ouvrière des Lycées et Collèges: "il y a 514 supprimés au niveau académique, ce qui est une déclinaison des 14 000 postes supprimés au niveau national dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Ce qui concerne notamment le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux".
Vers 15h00, une délégation intersyndicale (FO-SNES-SIAES-SUD) a donc été reçue par le Secrétaire Général
afin de demander notamment le retrait du projet d'évaluation des enseignants et
aussi des personnels car comme le précise Patrick Béziade: "il n' y a pas que les enseignants qui souffrent
d'une telle évaluation; celui-ci remettant en cause le statut des fonctionnaires de 1950
pour lequel on se bat et qui permet leur protection. Mais aussi pour que le recteur transmette à M. Le Ministre
le refus des postes encore cette année". A la fin de cette négociation, il a été dit que
" des négociations auraient lieu car ce projet d'évaluation n'est pas totalement satisfaisant".
Dans les établissements, selon Patrick Béziade: "les conditions de travail des collègues ne cessent de se dégrader et alors qu'à chaque fois on nous ressert le même plat, l'élève au centre du système, qu'en est-il de l'élève actuellement? Puisque l'élève pâti des conditions de travail des enseignants". Et la même question revient plusieurs fois sur les lèvres: "comment un chef d'établissement même avec toutes les qualités qu'il peut avoir peut-il évaluer et donner des conseils dans des disciplines pour lesquelles il n' a pas été formé lui-même? Depuis 1950, il y a un Inspecteur Pédagogique Régional ou IPR qui est là pour évaluer un aspect pédagogique et qui maîtrise sa discipline. La majeure partie des enseignants refusent un tel clientélisme". De son côté, Nicole Ichou, professeur d' Histoire-Géo au Collège de Rousset, vient de recevoir ses dotations horaires,"celles-ci restent encore sur des horaires à minima c'est à dire qu'il n' y a pas de prise en compte pour les élèves en difficulté, pas de prise en compte pour les projets innovants, ni pour faire avancer les projets pédagogiques. Il s'agira donc d'une rentrée difficile pour les enseignants et pour les établissements". Quant à elle, Simone Pagano, professeur d'Histoire-Géographie au Collège de Simiane, souhaiterait pouvoir faire des demi-groupes en langues, des demi-groupes en sciences mais aussi qu'on puisse avoir de l'argent pour nos projets et ce n'est pas du tout le cas". Enfin, Mohamed Atia, CPE, tient à préciser "qu'il est uniquement noter par les chefs d'établissement et, nous réclamons depuis des années comme les professeurs certifiés un IPR, issu du corps des CPE. Et nous sommes bien placés pour savoir de quoi on parle".
Une nouvelle grève est prévue le mardi 14 février. Ce jour là, l'Inspecteur d'Académie recevra les organisations syndicales.
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