Ecouter le direct
AFP
Sports
Actu

Martigues. Ils manifestent contre la disparition des CHSCT

LES VIDEOS
FERMER
L'interview de Daniel Bretonnes, secrétaire général CGT Pétrochimie de Lavéra.
FERMER
L'interview de Franck Ferraro, membre du CHSCT de Kem One Lavéra.
ET AUSSI
Plus de cinquante personnes manifestaient ce matin à Martigues pour condamner la disparition programmée des CHSCT prévue par la réforme du Code du travail. Pour la CGT de la plateforme de Lavéra, c'est la santé des salariés et des habitants qui en jeu.
L'une des dispositions du projet de la sixième ordonnance réformant le Code du travail, présenté vendredi dernier aux partenaires sociaux, prévoit notamment l'intégration des Comité d'Hygiène, de Sécurité, et des Conditions de Travail (CHSCT), dans les futures instances uniques de représentants du personnel, qui seront intitulées "comités sociaux et économiques" (CSE). Réunis lundi à Paris, représentants des salariés, syndicalistes, et spécialistes de la santé au travail ou de droit social, ont vivement protesté contre la disparition programmée de cette instance, qu'ils interprètent comme "la subordination des questions de santé aux intérêts économiques et financiers".
À Martigues ce matin, ils étaient plus de 50 a relayer ce mécontentement en manifestant devant l’Office de Tourisme, à quelques heures de la réunion annuelle du CISST, le Comite Interentreprises de Santé et de Sécurité au Travail, à laquelle participent aujourd'hui tous les membres des CHSCT des entreprises SEVESO de Lavéra. "On ne sait même pas pourquoi on continue à y aller, puisque cela va être supprimé", lance Daniel Bretonnes, secrétaire général CGT Pétrochimie de Lavéra. "On ne sait pas par quoi ni comment cela sera remplacé, ni les répercussions que cela va avoir sur le PPRT par exemple, la loi ne précise rien à ce niveau-là".
Pour le moment, le texte du gouvernement prévoit qu'une commission "santé, sécurité et conditions de travail" spécifique existera dans les seules entreprises de plus de 300 salariés, et en-deçà dans les établissements à risque (matières dangereuses ou nucléaires) ou si l'inspection du travail l'exige. Une annonce qui n'est pas de nature à rassurer les syndicats. "Il suffit de prendre la catastrophe planétaire de l'amiante, avec des employeurs qui reconnaissent que leurs propres salariés ont été exposés, alors que ceux issus de la sous-traitance qui ont travaillé à côté d'eux sur les mêmes installations pendant des années n'ont toujours pas obtenu cette même reconnaissance auprès de leurs entreprises", explique Franck Ferraro, membre du CHSCT de Kem One. "Nous sommes justement là pour faire remonter ce genre d'injustices, mais aussi les accidents du travail, les problèmes de sécurité, et tout ce que l'on peut améliorer au quotidien concernant la santé des travailleurs".
Un appel à construire une "assemblée nationale pour la santé au travail" en juin a déjà été lancé. Pour ce faire tous les syndicats du public et du privé, les associations, chercheurs, citoyens, et professionnels, sont invités à contribuer au forum http://assemblee-nationale-chsct.org/.

En vidéos, regardez les interviews de Daniel Bretonnes, secrétaire général CGT Pétrochimie de Lavéra, et de Franck Ferraro, membre du CHSCT de Kem One à Lavéra.
(Images de Nèle Grizard)

Retrouvez MARITIMA sur votre Mobile !