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Air France Marseille. La CGT dénonce le "mépris" des salariés

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L'interview d'Aimé Musto, délégué CGT central d'Air France.
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L'interview de Patrick Jousseaume, agent Air France à Marignane.
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Ils étaient une cinquantaine hier devant les locaux marseillais de la compagnie aérienne à dénoncer un plan de 66 départs volontaires et la mise en place d'une nouvelle grille-horaire début avril. De son côté, la direction relativise...
"Nous sommes face à une direction inhumaine et méprisante, qui ne prend compte ni l'intérêt des salariés, ni l'intérêt économique", lance Aimé Musto, délégué CGT central d'Air France. Munis de drapeaux et de banderoles à l’effigie du syndicat, près de 50 salariés ont accueilli l'ouverture des grilles de l'agence de la rue de la République sous les huées hier matin. "Aujourd'hui on dit aux salariés qu'ils vont travailler 8 week-ends sur 10, et qu'ils devront se débrouiller de vivre comme ça, avec leur femme et leurs enfants", poursuit le délégué. "Ne pas considérer que l'on doit composer entre sa vie sociale et sa vie professionnelle, c'est du mépris".
En cause, l'entrée en vigueur d'une nouvelle grille-horaire au début du mois d'avril, qui combinée à un plan de 66 départs volontaires, va complétement réorganiser l'escale de Marseille. "On se demande où on va", s'inquiète Patrick Jousseaume, agent Air France à Marignane. "On ferme des lignes, soit-disant parce qu'elles ne sont pas rentables, mais pourtant les avions sont complets, donc on se pose des questions. Nos conditions de travail sont de plus en plus difficiles, on a une recrudescence d'accidents de travail dus à la fatigue, il y a vraiment un mal-être au boulot".
Pourtant, de son côté, la direction de l'escale de l'Aéroport Marseille-Provence estime que la réorganisation prévue va dans le bon sens. "Notre grille va augmenter la qualité de vie au travail des salariés", explique le chef d'escale Olivier Mazzuccelli. "Ils disposeront d'autant de week-ends qu'à l'heure actuelle, et leur nombre de séries de deux jours de repos consécutifs passe de 36 à 56. La grille d'aujourd'hui est valide depuis 1968, donc je consens que cela représente un changement de rythme pour les salariés, qui par définition, est difficile". La CGT attend toujours l'ouverture de négociations à ce sujet, et n'exclut pas de nouveaux mouvements de grève dans les semaines qui viennent.

En vidéos, regardez les interviews d'Aimé Musto, délégué CGT central d'Air France, et de Patrick Jousseaume, agent Air France à Marignane. (Images de Norhène Ouerfelli)
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