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Tunnel du Rove, le tube à oxygène de l'étang de Berre ?

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Les explications de Béatrice Aliphat, maire de Saint-Mitre et conseiilère régionale
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Les enjeux de la solution "tunnel du Rove" par Serge Andreoni
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Plus d'un demi-siècle après l'éboulement qui l'a obstrué, l'espoir renaît de revoir un jour le bout du tunnel du Rove, une solution qui permettrait de réoxygéner l'étang de Bolmon et, par capillarité, le grand étang.

Longtemps, des émissaires de l'Etat se sont succédés au chevet du GIPREB, le Groupement d'intérêt public pour la réhabilitation de l'étang de Berre. Sans résultats probants. Un petit tour et puis s'en allaient, laissant derrière eux des propositions fantaisistes et/ou coûteuses et/ou inutiles.
A l'image de la recommandation des experts, missionnés à l'époque par Ségolène Royal, qui préconisaient d'injecter quatre mètres cubes/seconde d'eau de mer dans l'étang de Bolmon pour le réoxygéner. Un débit ridiculement bas au point que l'Agence de l'eau avait refusé de financer une solution jugée sans effets pour l'étang.
Ou encore ce bureau d'études qui, assurant que trouer l'éboulis qui bouche le tunnel depuis 1963 était impossible, avançait qu'il était inévitable de procéder au contournement du tunnel, et ce pour la bagatelle de 31 millions d'euros. Or désormais, on le sait, il est possible de traverser les gravats et par voie de conséquence, de faire chuter la note de frais.
Le GIPREB a donc évacué ces propositions et présenté la sienne aux deux nouveaux experts envoyés il y a un mois par les services de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire. A savoir le percement de l'éboulis qui permettrait d'acheminer de l'eau de mer pompée côté Marseille, à l'Estaque, et de l'injecter dans un étang de Bolmon asphyxié par les algues et devenu un véritable cloaque.
Si le débit retenu comme suffisant est de 10 mètres cubes/seconde, pas question toutefois d'injecter l'eau salée directement avec cette puissance dans le Bolmon, cela aurait pour conséquence dramatique de refouler massivement toute la putréfaction qui y stagne et de la déverser dans le grand étang. L'eau de la Méditerranée sera infusée progressivement avec une analyse des conséquences sur la flore et la faune.

La mission des deux émissaires du ministère de la transition écologique
Les deux représentants de l'État, Nicolas Forray, président de la section « milieux, ressources et risques » du CGEDD, le Conseil général de l'environnement et du développement durable présidé par le ministre Hulot en personne, et Aline Baguet, directrice adjointe de la Dreal Nord-Pas-de-Calais-Picardie ont quatre mois pour retenir la meilleure solution à coups d'expertises et de contre-expertises. Il leur reste encore trois mois pour y parvenir.

La réunion GIPREB-représentants de Nicolas Hulot
Étaient présents à la réunion avec les deux représentants du ministère de la transition écologique, les membres du GIPREB présidé par Serge Andreoni, soit les 10 maires du pourtour de l'étang ou leurs représentants (Berre l'Étang, Châteauneuf-les-Martigues, Fos-sur-Mer, Istres, Marignane, Martigues, Miramas, Rognac, Saint-Chamas, Vitrolles), les représentants des conseils régional et départemental, des associations environnementales et celui des pécheurs (William Tillet, cité par Serge Andreoni dans l'interview vidéo)

En vidéo, Béatrice Aliphat, maire de Saint-Mitre et conseillère régionale détaille la solution proposée par le GIPREB et Serge Andreoni, président du syndicat mixte GIPREB et conseiller municipal de Berre l'Étang qui, avec sa verve habituelle, expose les conséquences positives de la réouverture partielle du tunnel du Rove.

(images du tunnel du Rove : François Déléna ; images de la réunion, de l'Étang de Berre et interviews : Michel Montagne / Maritima Medias)

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