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De belles perspectives pour le Port de Marseille-Fos en 2017

Même si le trafic total du Port enregistre une très légère baisse en 2016, Marseille-Fos se voit encourager dans sa stratégie de diversification, lui permettant notamment de résister au tassement des imports de brut de Total et à la crise de l'acier.
700 000 tonnes sur 81 millions, la baisse du trafic global 2016 peut paraître négligeable... D'autant qu'elle trouve surtout son origine dans les incidents techniques survenus chez ArcelorMittal (-11% pour la sidérurgie), ou encore l'arrêt des importations de brut de Total la Mède, dans le cadre de sa reconversion en bioraffinerie. "Nous avons vécu durant de très nombreuses années autour de ce que certains appellent la rente pétrolière", explique Jean-Marc Forneri, président du Conseil de Surveillance du GPMM. "Désormais nous nous adaptons, en développant les importations de GNL, qui ont crû de 33% cette année, mais également en attendant la mise en oeuvre de l'unité de biocarburant de La Mède, pour que nous puissions accroître nos volumes dans l'importation des produits qui lui sont destinés". Même s'il accuse un recul de 3%, le brut représente plus de la moitié du trafic de vracs liquides, et les imports d'Esso et de Pétroinéos continueront de l'alimenter. "Fos reste un grand port pétrolier et le restera, nous continuerons a soutenir ces filières-là, même s'il faut s'adapter à certaines évolutions", déclare de son côté Christine Cabau-Woehrel, la présidente du directoire. "En même temps, et dans le cadre de notre plan stratégique, nous travaillons sur notre diversification, qui se consolide d'année en année, avec une augmentation du nombre de conteneurs supérieure aux moyennes nationales et européennes, ce qui veut dire que nous regagnons des parts de marché de façon régulière". Car si l'impact de la mauvaise récolte céréalière (la pire depuis 30 ans) plombe un peu plus les vracs solides (-7%), le trafic conteneurs enregistre lui sa 4ème année de progression consécutive (+3%, et +4% sur les bassins de Fos). Une tendance qui devrait encore s'accélérer grâce aux 300 000 m2 d'entrepôts logistiques développés en 2016, et aux extensions d'ores et déjà prévues (35 000 m2 minimum en 2017). "Les compagnies maritimes ont augmenté cette année leur capacité déployée à Fos de 13%, ce qui est un facteur extrêmement positif et vient consolider son image de port dynamique, qui rayonne à international", poursuit la présidente. Et si le Port envisage "modestement" une prévision de trafics en hausse de 2,2% pour 2017, ses investissements, eux, devraient progresser dans le même temps de 18%, pour atteindre 65 millions d'euros, signe que la confiance reste de mise... L'un des grands projets de 2017 sera sans doute le lancement des travaux de jonction des terminaux à conteneurs de Fos (appelé "rotule"), totalisant un coût prévisionnel de 5,5 millions d'euros. "Si tout va bien le chantier sera terminé en 2018", précise Jean-Marc Forneri. "Il va nous permettre d'accroître la capacité de bord à quai de manière très significative, et ainsi d'accueillir plus de navires de très grande taille".
Parallèlement le ferroviaire continue de se développer (+8%) et le transport fluvial devrait lui emboîter le pas, notamment avec le projet "Medlink Safe" lancé au mois de juillet, qui a déjà permis d'accréditer 15 transitaires pour exporter des marchandises dangereuses par le Rhône, et ainsi débarrasser les autoroutes d'une partie de leur camions. "Il y avait une vraie demande", confirme Christine Cabau-Woehrel, "et le report modal va s'accentuer en 2017, au bénéfice du fluvial". Enfin 2017 verra également l'avancement des projets Jupiter 1000 sur la plateforme PIICTO, et de Vasco 2.

En vidéos, regardez les interviews de Jean-Marc Forneri, président du Conseil de Surveillance du GPMM, et de Christine Cabau-Woehrel, la présidente du directoire.



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