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Le Vieux Village de Vitrolles se refait une jeunesse...

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L'interview de Dominique Dozance, président de Lei Dindouleto dou Roucas.
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L'interview de Bernard Bunel, coorganisateur, qui jouait le rôle du maire de l'époque.
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Voilà près de 120 ans que le Vieux Village ne s'était éveillé comme ça. "Vitrolles 1900" offrait ce dimanche aux habitants comme aux visiteurs un magnifique voyage dans le temps. Musique, costumes, métiers, loisirs... Tout était d'époque, à s'y méprendre.
Cela ne semble pas si loin et pourtant, tout était si différent. "Il n'y a avait pas d’électricité, ni d'eau courante, il fallait aller à la fontaine", indique Marie-Christine Bon-Tambon, vice-présidente de l’association Lei Dindouleto dou Roucas, à l'origine de la manifestation. "Tout le monde s'entraidait, les enfants passaient leur temps dehors et tous les soirs on sortait des bancs dans la rue pour parler ensemble". Un monde sans télévision, sans internet... Mais que pouvaient bien faire les gens ? "Ils épluchaient les amandes en famille", nous dit Dominique Dozance, président de Lei Dindouleto. "Vitrolles était un village essentiellement agricole, qui ne vivait que de la vigne et de l'amandier. Les gens vivaient beaucoup de trocs, et hormis le pain il n'y avait que peu de choses à acheter de toute façon, tout le monde avait un cochon et des animaux de basse-cour pour se nourrir".
En 1905, Vitrolles ne comptaient d'ailleurs que 890 habitants. "Nous n'étions qu'un petit village autour du rocher et de son église, tout le monde se connaissait", explique Bernard Bunel, coorganisateur de la manifestation, qui jouait le rôle du maire de l'époque. "Aujourd'hui Vitrolles compte 35 000 habitants et s'étend sur 12 km de long, ce qui est moins évident pour se connaître". Comme l'a parfaitement illustré le Conseil Municipal qu'il présentait ce matin devant un public nombreux, la vie publique était alors très agitée par la loi instaurant la séparation de l'Église et de l'État. Ce qui n'a pas empêché les élus de prendre des décisions au combien importantes, comme celle d'attribuer une bourse d'études à Victor Martin, alors « simple » fils de boucher. Elle lui permettra des décennies plus tard de devenir maire de la ville et d'en marquer l'histoire, puisqu'il a donné son nom au foyer des anciens ainsi qu'à une école primaire.
L'école, de la République, donc, était d'ailleurs ouverte aux enfants ce matin dans la rue Camille Pelletan, avec encriers, buvards, et tenues règlementaires. L'occasion pour ces jeunes qui apprennent aujourd'hui avec des tableaux numériques, de réaliser les progrès qui ont été faits en un peu plus d'un siècle. D'ailleurs les exemples en ce sens étaient si nombreux qu'ils les aideront sans doute, mieux que n'importe quel livre d'histoire ou autre site internet, à comprendre ce qu'était la vie d'antan. Et aussi qu'on ne s'y ennuyait nullement, à l'image des courses de garçons de café et des balètis, qui faisaient résonner le son du galoubet dans toutes les rues du village, et danser tout le monde.

En vidéos, regardez les interviews de Dominique Dozance, président de Lei Dindouleto dou Roucas, et de Bernard Bunel, coorganisateur de la manifestation, qui jouait le rôle du maire de l'époque.
 
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